CHAPITRE SIX

LE PREMIER SOURIRE

Cambodge

Les plaines et les villages que nous traversons sont quelque chose de nouveau, et à première vue le Cambodge semble plutôt brut, «intact». La lumière dorée du soleil flirte avec les verts pâles de la végétation sèche


"Attends ici!! Et tu ne me poses pas de questions."
"Euh. D'accord."
"Alors. Ces gens là-bas ont seulement payé pour le transport. Ils ne voulaient pas le traitement du visa par mon agence donc ils se débrouillent... Le bus n'attendra pas."

Je suis escorté à travers la frontière Cambodgienne de la même façon que j'ai été embarqué dans les bus et les trains du pays que je quitte: comme le bétail, plus ou moins. Seulement cette fois, j’ai affaire à un sacré personnage. Marie-Rose, la soixantaine, est presque comique. Elle porte son sac sous le bras et marche si énergiquement qu'elle en est impossible à suivre. Elle nous dirige complètement et n'a pas de temps ni d'énergie à gaspiller avec nos préoccupations. Nous n'avons d’autre choix que de lui faire confiance pour gérer le passage de la frontière.
Très vite, tout est bouclé et elle nous dit aurevoir avec un grand sourire et des signes de la main, telle la tatie qu'elle ne peut s'empêcher d'être. J’imagine comment la vie doit être avec ce spécimen unique.

Je suis en route pour Sihanoukville, et j’ai l'espoir de nager dans l'eau bleue azur de Koh Rong dès demain! Peu de temps après avoir quittée la frontière, je suis exposé à la campagne du Cambodge. Les plaines et les villages que nous traversons sont quelque chose de nouveau, et à première vue le Cambodge semble plutôt brut, «intact». La lumière dorée du soleil flirte avec les verts pâles de la végétation sèche. La campagne que nous traversons est dénudée jusqu’à l'essentiel et je tombe rapidement sous le charme du Cambodge. Je ne peux que me demander: le pays tiendra-t-il les promesses qu'il me fait?

Le paysage change radicalement quand nous atteignons Sihanoukville, une petite ville bourdonnante avec l'industrie du tourisme de passage. La ville -que j’imaginais petit port de pêche vieillot- se révèle être une destination de plage prise d’assaut par les backpackers. Ils sont en chemin pour Koh Rong et ses boites, où j'ai choisi de ne PAS rejoindre les springbreakers. Au lieu de cela, je vais à Koh Rong Samloem qui devrait être plus calme. D'ailleurs, on en parle comme l'endroit préféré des amateurs de plongée au tuba.

Le lendemain, nous sommes transportés jusqu’à île, où j'ai réservé mon hébergement dans le petit village de M'Pay Bay. La baie abrite un quai numéroté vingt-trois, ou «mphei bei» en Khmer.
Je réalise très vite une chose. La baie a pour thème la bière et les maisons d'hôtes sont ouvertes et tenues par des expats. Certains des expatriés voulaient échapper à la culture matérialiste de leur pays occidental et dirigent un hébergement sans stress. Certains espèrent profiter des fêtards qui ont confondu Koh Rong Samloem et Koh Rong, ils mettent la musique à fond. Certains tentent véritablement de construire une vie au Cambodge et la plupart apprécient l'approche très libérale du policier de l’île en ce qui concerne la consommation d’herbe.

Un bon nombre de ces expatriés contribuent à ruiner l'expérience dans ce petit village, mais il ,e faut faire avec. Je traverse le village en allant plonger et j'observe les habitants. Les enfants jouent sur la plage et dans l'eau tandis que leur famille gère de petites entreprises ou vont à la pêche. Je passe mes après-midis à faire de la plongée au tuba autour de magnifiques récifs remplis de poissons tropicaux et de barracudas. Quand je fais une pause, ma destination est l'un des trois pontons de la baie, d’où j'observe les habitants qui pêchent avec agilité et récoltent un repas avec peu d'efforts.

Mes quelques jours dans la baie me font observer la vie des habitants et des expatriés de Koh Rong Samloem. Je passe mes journées entre les spots de tuba et la délicieuse nourriture Khmère. En effet, le village offre de grandes options de nourriture locale: Je suis maintenant dans une relation à trois avec le poulet Amok et le boeuf Lok Lak, d'ailleurs. Ils me traitent vraiment bien!

Pour ma dernière soirée je me dirige vers le ponton principal pour un dîner dans un restaurant sur pilotis. La nourriture délicieuse est très populaire, et je me trouve assi entre un groupe de jeunes Allemands et un couple Hollandais charmant. A ma droite, j'entame une conversation avec le couple, qui mentionne leurs observations qu’ils peuvent faire sur les différences entre leur fille de deux ans et les enfants locaux. Pendant ce temps, la petite fille joue avec le fils légèrement plus âgé des propriétaires du restaurant. La barrière de la langue ne semble pas les inquiéter. À ma gauche, le groupe d'Allemands partagent leur expérience de voyage, et ils m'invitent à les rejoindre pour une baignade nocturne. Une heure plus tard, je me retrouve à nager dans des étincelles de lumière blanche. Chose que j’ignorais, l'île est célèbre pour son plancton phosphorescent.

Toutes les bonnes choses ont une fin, et j'abandonne les eaux transparentes de Samloem pour le continent. La mer est agitée et je suis impatient d'atteindre la côte! Je me rend à Phnom Penh, où je dois retrouver une bonne amie qui a déjà visitée la capitale Cambodgienne. Elle a une certaine connaissance de l'endroit et pourra certainement partager quelques comparaisons intéressantes entre le Phnom Penh qu’elle a vu il y a treize ans et la ville qu’elle est devenue.

Aussi heureux que nous sommes d'être réunis seulement quelques semaines après ma visite en Malaisie, les célébrations sont de courte durée. Au moment où nous allons dîner, un virus a pris mon corps en otage et je suis assez faible. Je peux à peine avaler un peu de riz, mais je suis heureux qu'elle puisse profiter d'un bon repas. Plus tard, la vraie galère commence quand la serrure de notre logement s'avère être défectueuse et nous sommes bloqués dehors. L'horloge pointe les onze heures et, sans batterie de téléphone ni passeport pour aller à l’hôtel, nous entreprenons une quête pour trouver un abri pour la nuit. Un groupe d'étrangers nous aide à contacter l'homme qui nous a loué l'appartement, sans succès. Pas d’autre choix, nous essayons plusieurs hôtels et finalement, on nous propose une chambre assez chère pour la nuit.

En espérant que la nouvelle journée nous sera plus favorable, nous commencons à explorer la capitale du Cambodge. Nous nous dirigeons vers la rue et décidons de visiter le Palais Royal et le Musée National dans les deux prochains jours. Au premier, je découvre un chef-d'œuvre d'architecture et d'art. Les toits, un mélange d'or et de vert, offre un équilibre fabuleux entre lignes tranchantes et ornements délicats. Les bâtiments témoignent de l'histoire grandiose du royaume. Ils sont entourés de peintures murales et stupas qui témoignent du mélange de Bouddhisme et d'Hindouisme que je vais découvrir dans le pays. Je ne doute pas un instant que la culture de l'empire Khmer sera fascinante à cet égard, et ce sentiment est renforcé au Musée National. Les œuvres d'art me laissent sans voix. D'une part, l'art de l'empire Khmer, et surtout de l'ère d'Angkor, est le plus impressionnant que j'ai vu jusqu'à présent. En outre, le musée met en valeur les changements successifs entre Hindouisme et Bouddhisme dans l'histoire de la culture khmère, et les connections entre les deux religions.

Le jour suivant, et mon dernier à Phnom Penh, est beaucoup plus sombre. En effet, je visite S-Vingt-et-Un, l'école transformée en prison/centre de torture par les Khmers rouges. Après, je me dirige plus loin en dehors de la ville et visite les Killing Fields, où une quantité inimaginable de personnes ont été assassinées et jetées dans des fosses communes. La journée est lourde, mais les atrocités sont également une partie importante de l'histoire à apprendre. En outre, les visites m'enseignent aussi beaucoup sur les nombreux aspects du Kampuchea des Khmers Rouges: leur ascension au pouvoir; leurs idéaux communistes et l’évacuation des villes; leur persécution contre opposants politiques, intellectuels et minorités; l'intervention du Vietnam et la guerre civile qui a pris le pays après la libération; l'approche des gouvernements étrangers pendant et après le régime. Aussi soulagé que je suis de quitter les lieux en fin de journée, je réalise également que beaucoup n'ont pas eu cette chance. Aujourd'hui j'ai eu une grande leçon sur l'histoire et la nature humaine, et étant donné le climat politique actuel, je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur enseignement.

L’heure est venue de quitter Phnom Penh, qui est devenue un acteur sérieux sur la scène culturelle et culinaire. Le lendemain, je partirai en direction du nord-est le long du Mékong, avec le sentiment que la capitale du Cambodge serait un endroit intéressant où vivre.
Paradoxalement, la capitale a également été le point culminant de mon expérience avec les hiérarchies de la route en Asie. Au sommet de la hiérarchie, on trouve les propriétaires de voitures qui vous écraseront plutôt que de vous laisser traverser la route. Qu'entendez-vous par “passages piéton”? Dans l'ombre des SUV, il y a les deux niveaux suivants de la hiérarchie: les scooters et les bicyclettes. Ils vous coincent au milieu de la circulation plutôt que de vous laisser traverser sans problème, mais seulement parce qu'ils sont occupés à essayer de grimper à l'échelle sociale. Au bas de la hiérarchie, dans l'abîme oubliée de la société, se trouvent les piétons. Leur place est quelque part entre la route où les grands de la hiérarchie se déplacent, et le trottoir où ils se garent. Personnellement; choisi d'intimider tout le monde en retour et de forcer le passage à travers la route. J'aime revendiquer le trottoir.

Phnom Penh [...] est devenue un acteur sérieux sur la scène culturelle et culinaire. Le lendemain, je me partirai en direction du nord-est le long du Mékong, et je partirai avec le sentiment que la capitale du Cambodge serait un endroit intéressant où vivre

Soudainement une femme émerge des buissons. Elle me sourit et me fait signe de la suivre. Je traverse les buissons et rencontre son mari et sa fille qui trient un tas de cacahuètes fraîchement récoltées. Après une conversation basique sur l'agriculture de l'île, je leur demande si je peux leur acheter des cacahuètes. Ils m’en donnent, bien sûr beaucoup trop, mais n'acceptent pas d'argent


Après une longue journée dans le bus, nous arrivons finalement à Kratie; où nous sommes accueillis par un soleil orange qui plonge dans le Mékong. Je rassemble rapidement mes sacs et me dirige vers la jetée où je devrais prendre un humble bateau pour Koh Trong, une petite île sur la célèbre rivière. Malheureusement, il ne semble pas y avoir d'autre bateau que celui dont quelques hommes essaient difficilement de réparer le moteur. Mon virus m'a laissé en paix pendant les jours restants de ma visite à Phnom Penh mais il frappe de nouveau à la porte de mon estomac. Il me faut savoir si la traversée de la rivière va se faire, de préférence si je pose la question à une distance assez proche de toilettes. Je retourne dans la rue et vers un restaurant où je m'assois pour un maigre repas. Alors que je commence à manger, j'entends le bateau qui s’en va. C’était ma dernière chance de traverser la rivière aujourd’hui. Il est temps de formuler un plan B.

Après deux jours de repos et de lutte contre les maux d'estomac, je suis prêt à affronter Kratie et ses environs. Ma première destination est un petit village au nord de Kratie, où un voyageur que j'ai rencontré propose de m'accompagner. Ensemble, nous organisons une visite sur la rivière pour observer les dauphins d'eau douce du Mékong. Dans une partie plus large de la rivière, nous nous mettons à l’arrêt près d’un groupe de dauphins qui émerge à intervalles régulières pour respirer. La rencontre est très agréable, bien qu'elle soit vite terminée. Nous retournons en ville et nous souhaitons au revoir. Nous avons différents programmes, le mien étant de finalement conquérir Koh Trong. Je passe l'après-midi sur l'île.

Le jour suivant est mon dernier à Kratie, et je prends un départ précoce pour Phnom Sombok, un temple Bouddhiste sur la seule colline entourant Kratie. L'endroit est un mystérieux refuge spirituel avec une procession de statues le long de l'escalier. Les escaliers assurent les prières de croyants bien méritants, et j'explore les lieux avec humilité. Après un moment, je fais demi tour pour les dix kilomètres de vélo qui me ramèneront à Kratie. Près de la sortie je tombe sur trois enfants qui demandent à me serrer la main, après quoi l'un d'eux saisit une fronde et me jette une pierre. Petits diables!
Je décide de retourner à Koh Trong pour l'après-midi. La veille, j'ai traversé les quelque cent mètres de Mékong qui sépare la ville de cette représentation idéale du Cambodge rural, et j'ai l'intention d'en explorer davantage. Une fois sur l'île, je fais du vélo sur la piste qui fait la boucle et découvre des champs de bananes, entre autres. J'arrive au village flottant Vietnamien à l'extrême sud-est de l'île, et je retourne vers le nord. J'observe différents champs de légumes et soudainement une femme émerge des buissons. Elle me sourit et me fait signe de la suivre. Je traverse les buissons et rencontre son mari et sa fille qui trient un tas de cacahuètes fraîchement récoltées. Après une conversation basique sur l'agriculture de l'île, je leur demande si je peux leur acheter des cacahuètes. Ils m’en donnent, bien sûr beaucoup trop, mais n'acceptent pas d'argent.
Je commence à rentrer vers le village et m’arrête pour partager quelques grignotages avec des enfants qui jouent sur le côté de la piste. La petite fille pointe du doigt les différentes choses qu’elle souhaite que je lui offre, et le petit garçon essaie de grimper sur mon bras. Pendant ce temps, leur petit frère joue avec la roue arrière de mon vélo. Bientôt, ils s’approprient le vélo et jouent dessus. Je me demande quelle terre imaginaire ils traversent maintenant avec leur ‘scooter’.
Une fois que leur attention passe sur le prochain jeu, je prends le vélo et leur dis au revoir. Ils sourient et me répondent. "Bye Bye! Bye Bye!! Hello Bye Bye!" Il est temps de retourner au bateau maintenant, mais je rencontre une autre scène de la vie locale quelques centaines de mètres plus loin. Cette fois, un groupe de jeunes hommes se sont rassemblés pour jouer au football dans un champ qu’ils partagent avec quelques vaches. Je m'assieds un petit moment et profiter du spectacle, le bateau peut attendre!

Demain, je pars pour Siem Reap, et maintenant je rêvasse à ma courte visite de cette partie plus rurale du Cambodge. Mon virus m’a pris deux jours, c’est comme ça. En retour, Kratie m'a offert des dauphins sauvages et des gens sympathiques. J'ai traversé l'un des fleuves les plus célèbres dans le monde et j'ai eu un aperçu de la vie des villageois du Cambodge. Leur environnement, leur nourriture, leurs jeux. C'était un autre cadeau du Cambodge, le pays qui conquiert mon cœur. Encore une fois, je ne peux que me sentir reconnaissant, et je me dis: "ça valait la peine de me prendre des pierres!"

Un bus de plus m'amène vers ma visite phare du Cambodge: Siem Reap et les temples d'Angkor. Principalement, ces derniers. Siem Reap se révèle rapidement être un aimant à touristes surexploité. J'avais lu certains articles sur les pressions de l'industrie touristique en rapide développement sur la vie des gens et l'environnement: La ville ne trahit pas mes attentes. Je me dirige vers le centre pour dîner et je me retrouve perdu dans un océan de magasins de souvenirs et de restaurants occidentaux. Les néons éclairent les rues de milles couleurs et les touristes occupent tous les trottoirs.

La direction a décidé d'augmenter le prix des billets d'entrée au Parc d'Angkor d'une moyenne de cinquante pour cent, à compter du jour où j'achète mon billet. Génial! Quoi qu'il en soit, je ne doute pas que la visite vaut bien chaque centime, et je me dis que, espérons-le, cela entraînera une diminution du nombre de visiteurs dans les temples. En effet, ca n’est pas un secret que les deux millions de visiteurs que les temples d'Angkor reçoivent chaque année causent des dommages importants aux monuments. "Je vais voir l'ampleur de l'invasion par moi-même assez vite!" - Je pense, alors que je rentre le précieux billet dans mon portefeuille.

Le matin, je dévore un petit déjeuner impatiemment. Enfin, je vais voir les fameux temples d'Angkor! Je saute sur mon vélo et me dirige vers le parc. J'ai trois jours pour explorer quelques-uns des temples des fameux Suryavarman le second et Jayavarman le septième, qui ont tous deux dirigé des ères incroyablement prospères de l'empire Khmer. Le premier était Hindou et peut être reconnu pour Angkor Wat, le second était Bouddhiste et fait construire beaucoup d'autres temples, y compris le célèbre temple Bayon et la ville d'Angkor Thom elle-même. L'empire Khmer, dont le succès a été grandement attribué à leurs ressources en eau et leur maîtrise de la gestion de l'eau, a traversé des périodes alternées d'Hindouisme et de Bouddhisme, qui ont modifiés la plupart des temples.
Ma première rencontre avec la culture n'aurait pas pu être plus majestueuse. Je me trouve devant l'entrée sud d'Angkor Thom, et il n'y a qu'un seul mot pour décrire mon sentiment à la vue du Gatura (portail) et des statues de Devas et Asuras alignées et tenant le Vasuki pour le Barattage de la Mer de Lait: ébahi!

Pendant trois jours, j'explore les principaux temples de Bayon, Preah Khan, Ta Prohm et Angkor Wat. Les temples plus petits sont également de vraies merveilles, et je visite Banteay Prei, Bantaey Srei et Pre Rup. Plus tard dans l'après-midi, je me détend autour de Srah Srang, l'énorme terme qui pourrait facilement être appelé un lac; et pour mon dernier jour, je m'aventure plus loin pour visiter Kbal Spean. Là, les Khmers ont sculptées ce qu'on appelle les «Mille Lingas», dans la rivière. La bénédiction de l'eau a été considérée comme un facteur clé pour la prospérité des Khmers.
Ma visite des temples d'Angkor est particulièrement concentrée sur le temple Bayon et Angkor Wat, que j'ai étudié de plus près. En observant les peintures à couper le souffle des deux temples, j’ai la chance de reconnaître des scènes de la vie de l'empire Khmer, et d'autres de la mythologie Hindoue. Dans les deux temples, la scène du Barattage de la Mer de Lait est particulièrement impressionnante, bien qu'elle soit moins exposée sur le temple Bayon, ce qui en fait une découverte agréable. En explorant les deux temples, je trouve fascinant d'essayer d'observer les influences complexes de l'Hindouisme et du Bouddhisme. Les deux temples ont été modifiés en fonction des différentes majorités religieuses au cours des siècles.
Mes trois jours d'exploration des temples d'Angkor se terminent par un bel exercice d'exploration. En effet, j'ai lu qu’il y avait mille sept cent quatre-vingt-seize Devaras représentés sur les murs d'Angkor Wat, et une seulement montre ses dents. Plein d'enthousiasme, je recherche la sculpture au sourire pendant un moment et finalement, je réussis.

En trois jours, j'ai exploré très peu de temples d'Angkor, véritable merveille de la civilisation. J'ai analysé les sculptures des temples majeurs et fait l’Indiana Jones parmi les plus petits temples, envahis par la jungle et en complètes ruines. Je peux dire que je comprends pourquoi le lieu est si incroyablement populaire. Cette visite m'a permis d'avoir une idée de l'importance de l'empire Khmer, et sans aucun doute il restera un des points forts de mon voyage.
Cependant, autant qu'Angkor témoigne de la grandeur de la civilisation, c'est aussi un douloureux témoignage de la faiblesse de cette civilisation. Angkor est un lieu d'émerveillement ... et de patience! Il faut partager découvertes avec une quantité monumentale de touristes mal informés et irrespectueux. Les règles ne pourraient pas être énoncées plus clairement, et pourtant les visiteurs qui touchent les sculptures et nourrissent les singes sont malheureusement trop communs. À Angkor, vous rencontrerez des touristes qui sont bien conscients des nombreux panneaux mais clairement décident de mettre une pleine main sur les sculptures qui datent de plusieurs siècles. Vous entrez dans les salles sacrées parmi les visiteurs qui ne sont pas habillés convenablement et d'autres qui hurlent d'une porte à l'autre. Visiter Angkor est certainement aussi incroyablement merveilleux que ça peut être frustrant, et vous quittez Siem Reap avec le désir que le prix des billets soit doublé cette fois-ci.

En trois jours, j'ai exploré très peu de temples d'Angkor, véritable merveille de la civilisation. J'ai analysé les sculptures des temples majeurs et fait l’Indiana Jones parmi les plus petits temples, envahis par la jungle et en complètes ruines

Le Cambodge est une histoire complexe de grandeur et de défauts. Le peuple ici est humble et mène une vie discrète. Vous constaterez qu'ils ne vous approchent pas, mais donnez-leur un sourire et ils vous donneront le monde. Les gens du Cambodge vivent avec l'héritage fier d'un empire prodigieux et une expérience récente d’oppression. Ajoutez à cela de sérieux enjeux sociaux et de corruption, ainsi qu'une culture du tourisme très développée et vous trouverez que le peuple Cambodgien n'aspire qu'à une chose au-delà d'une vie confortable: la dignité


Le Cambodge et moi avons fait connaissance, mais trop rapidement! Mes nombreuses aventures et changements de plan m'ont laissé très peu de temps à passer ici, malheureusement. D'une certaine façon, ça me donne une excuse pour revenir ...

Je prends un café à l'aéroport de Siem Reap, en attendant de prendre l’avion et de rendre visite à une amie qui a été envoyé au pays de ma prochaine aventure, pour travailler. Encore une fois, j'ai des sentiments mitigés d'impatience pour la prochaine destination et de désir de rester ici plus longtemps . Le Cambodge, par ses charmes modernes simples et son histoire grandiose, m'a jeté un sort. Il ne fait aucun doute que je reviendrai. Le pays n’est peut être pas le plus frappant de mon voyage, mais c'est certainement un que j’estime grandement. De façon inattendue, est forte, je sens que le pays est unique en son genre. Il a un je-ne-sais-quoi qui crée un désir de rester. Peut-être un mélange spécifique d'histoire, de culture, de nourriture et de qualités humaines qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans les mêmes exactes mesures.

Le Cambodge est une histoire complexe de grandeur et de défauts. Le peuple ici est humble et mène une vie discrète. Vous constaterez qu'ils ne vous approchent pas, mais donnez-leur un sourire et ils vous donneront le monde. Les gens du Cambodge vivent avec l'héritage fier d'un empire prodigieux et une expérience récente d’oppression. Ajoutez à cela de sérieux enjeux sociaux et de corruption, ainsi qu'une culture du tourisme très développée et vous trouverez que le peuple Cambodgien n'aspire qu'à une chose au-delà d'une vie confortable: la dignité.

'Bienvenue' est un mot que le Cambodge vous murmurera à l'oreille, car il ne considère pas qu’il doive être crié à haute voix. Vous pouvez être pressé à monter ou descendre du bus, peut-être que votre hôte à l'hôtel exprimera plus de pragmatisme que de compassion, et oui vous aurez à revendiquer un trottoir de temps en temps, mais ne vous laissez pas duper. Vous prendrez un café à l'aéroport de Siem Reap, prêt à quitter le Cambodge, et seulement alors vous aurez une vue d’ensemble. Vous réaliserez alors quelque chose de primordial: que dans tous ses délicieux plats, dans toutes les petites conversations qu'il vous a offert, et dans tous les trésors qu'il vous a laissé explorer, le Cambodge vous a accueillis tout du long. Et, tout simplement, qu’il vous appartenait de faire le premier sourire.

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